La vidéoprojection dans les allées de l'ISE 2016...

Produits, Diffusion, Communauté // mardi, 28 juin 2016 // Rédigé par Gérard Kremer

La vidéoprojection reste une technologie clef dans la communication audiovisuelle, l’événementiel, le 3D mapping, la simulation. Les modèles « entrée de gamme » se font concurrencer par les écrans plats, pour les petites salles de conférence ou de réunion, toutefois les fabricants ne cessent d’innover avec des modèles de plus en plus puissants, de la projection laser, d’un respect colorimétrique accrue sans parler de haute résolution, et de connectivité simplifiée. Article tiré de notre compte rendu de l’ISE 2016*...

 

Barco, une forte puissance

Le célèbre fabricant de vidéoprojecteurs professionnels, Barco, montrait deux lignes de nouveaux produits, la série F90 4K laser et HDX 4K Xénon.

La série F90 est doté d’une source laser phosphore et comprend deux modèles de vidéoprojecteurs monoDLP de 0,9”. Le F90-4K13 affiche 11800 lumens et une résolution native WQXGA (2560x1600) compatible 3540x2400 (4K/UHD) grâce à la technologie du pixel shifting de Texas Instruments et de la technique Single Step Processing (SSP) de Barco qui réduit la latence de traitement. Il supporte des objectifs interchangeables allant de l’ultra courte focale (0,28:1)  à de plus longues (9,75:1). Quant au modèle F90-W13, il affiche 13 000 lumens en WUXGA. Ces appareils, dont la source lumineuse laser offre jusqu’à 40 000 heures de fonctionnement, sont dédiés à la muséographie, aux auditoriums, aux salles de réunion et à l’événementiel.

La série HDX comprend 7 modèles allant de 11 000 à 20 000 lumens, tous tri DLP (0,9” x 3). Ces modèles sont équipés d’une lampe Xénon (durée de fonctionnement annoncée : 2500 heures). Deux modèles de la série, le HDX-4K20 FLEX et le HDX-W20 FLEX, proposent une luminosité variable, de 11000 à 19000 lumens, par pas de 2000 lumens, et trois résolutions possibles : WUXGA, WQXGA et 4K/UHD. Par ailleurs, notez que toute la gamme HDX est compatible 3D et pilotable sans fil, depuis une tablette ou un smartphone, et que leur conception avec 5 blocs fonctionnels indépendants facilite grandement leur échange en cas de panne. Bref, une grande souplesse d’exploitation pour l’utilisateur.

 

Benq, l’innovation !

Avec une large gamme de vidéoprojecteurs, allant du modèle ultra courte focale à ceux de divertissement, home cinéma et d’installation à optiques interchangeables, BenQ innove avec un système de « color management » sophistiqué.

À l’ISE 2016, le constructeur taïwanais mettait l’accent sur la série W, dont les plus emblématiques sont les modèles W2000 et W3000. Ces deux produits bénéficient, lors de leur fabrication, d’un traitement spécifique, avec l’exigence de respecter un des standards de l’industrie cinématographique : la recommandation REC709. L’idée est d’avoir un produit, dès sa prise en main, parfaitement calibré pour permettre à l’usager de tirer le maximum de son vidéoprojecteur. Au moment de leur fabrication, chacun des équipements passe trois fois à la sonde.

Le moteur DLP passe à la sonde pour vérifier qu’il est parfaitement calibré avant sa mise en place dans l’appareil et l’assemblage définitif des éléments. Ensuite, un dernier contrôle est effectué pour s’assurer qu’il respecte l’espace colorimétrique REC709 avant de le commercialiser. La correction colorimétrique sur un mono DLP s’opère en travaillant sur la roue chromatique. Ces équipements utilisent des roues RVB-RVB à six segments. Pour chacun des segments, un calcul est effectué pour déterminer l’angle de chaque segment, vert, bleu et rouge, et les adresser au mieux. C’est un algorithme spécifique BenQ qui permet de définir le temps pendant lequel la lumière blanche va traverser chacun des segments.

Le passage à la sonde du produit permet d’ajuster les paramètres de vitesse de cette roue pour que le vert, le bleu et le rouge soient adressés correctement. Chaque segment est recouvert d’une résine spécifique, très transparente, pour n’avoir aucun effet collatéral au passage de la lumière, et éliminer toutes aberrations chromatiques. Ce procédé réduit aussi le néfaste « effet arc-en-ciel », propre à la technologie mono-DLP, et visible sur les projecteurs hybrides data/home cinéma, car la roue chromatique est à cinq segments, dont un blanc pour booster la luminosité et le contraste. Cette roue « data » est utilisée pour des présentations avec des graphiques, des documents Excel, où la priorité n’est pas la fidélité des couleurs, mais plutôt la bonne lisibilité et la luminosité en vue de leur utilisation en plein jour.

Outre la technologie mono-DLP, BenQ propose aussi un mini projecteur, le CH100, à Led haute luminosité (1 000 lumens) WXUGA (1 920 x 1 200), très compact, doté de deux connecteurs HDMI/MHL et d’une entrée PC. Il peut être équipé d’une antenne pour faire de la présentation sans fil. Grâce au transmetteur/récepteur Qcast, on peut transmettre audio/image HD sans fil sur 30 mètres, via la sortie HDMI/MHL qui alimente le Qcast. Il est capable, grâce aux Led trichromes, de restituer l’espace colorimétrique REC709. Il est annoncé pour 30 000 heures de fonctionnement. D’autres accessoires (clé USB, dungle) viennent compléter la gamme du constructeur pour rendre les vidéoprojecteurs connectables sans fil à des périphériques de type PC, via un réseau wi-fi.

Autre innovation, le projecteur X12000, qui affiche une résolution 4K à partir de panneaux 2K en technologie DLP, car la vitesse de basculement des miroirs est suffisamment rapide pour afficher 2 pixels, et restituer la résolution 4K à partir d’une seule matrice 2K. En effet, chaque miroir a trois positions : repos, pixel 1, pixel 2. C’est la persistance rétinienne qui permet le passage d’un pixel à l’autre.

Enfin, BenQ propose un projecteur à source laser et roue phosphore, le LU9715. Il affiche 8 000 lumens en WUXGA et un contraste de 10 000:1. Il est à objectif interchangeable et riche en connecteurs, notamment 3G-SDI, HDMI et analogiques. Il est doté du Edge Blending pour assembler plusieurs images sur un écran. Grâce à sa source laser et à son refroidissement liquide, il peut projeter dans diverses positions, comme en vertical ou en 360 °.

 

Canon, premier projecteur 4K natif

Canon présentait son premier projecteur 4K natif (4K500ST) à courte focale, sur une base de technologie triLCoS (0,76’’) et système optique propriétaire, nommé AISYS (Aspectual Illumination System), qui offre plus de lumière et une uniformité sur l’écran inférieure à 20 % entre le centre et les bords de l’écran. Il affiche 5 000 lumens et une colorimétrie très soignée. C’est le plus compact du marché (17,6 kg) ; il vise les applications de simulation, la muséographie et le travail collaboratif haute résolution. Ce modèle sera proposé au prix conseillé de 39 999 € H.T.

Par ailleurs, le best-seller de Canon, le Xeed WUX6000, est remplacé par le WUX6010. C’est un projecteur Full HD d’installation à optique interchangeable, entièrement motorisé, en triLCos, qui affiche 6 000 lumens et un contraste de 2 000:1, doté de l’optique AISYS et de la connectique HD Base T pour transmettre audio et image HD jusqu’à 100 mètres sur les paires torsadées des câblages d’immeubles intelligents (smart building).

Pour les hautes luminosités, Canon propose une gamme LV de projecteurs mono-DLP qui monte jusqu’à 7 500 lumens, plutôt dédiée aux loueurs. Le haut de gamme LX7700 bénéficie de la double lampe, d’optiques interchangeables à baïonnette et d’une connectique BNC. Cette gamme mono-DLP est plutôt dédiée à l’éducation. C’est avec sa gamme Xeed, qui utilise la technologie LCos, que Canon excelle en colorimétrie, car pour bénéficier au mieux de cette technologie, il faut des optiques d’une extrême qualité et, sur ce point, Canon reste l’un des meilleurs.

 

Casio, une gamme sans lampe !

Cette firme japonaise, qui fête ses 70 ans d’existence, est une multinationale, connue surtout pour ses calculatrices, montres, PDA et appareils photo numériques, mais moins pour ses vidéoprojecteurs. À l’ISE 2016, elle mettait l’accent sur ses nouveaux projecteurs sans lampe, car équipés d’une source laser/Led.

Rappelons qu’il existe deux types de sources laser : le laser-phosphore hybride, appelé aussi laser/Led, et le laser RVB. Le laser-phosphore est composé d’un laser bleu qui traverse une roue tournante, pour qu’elle ne chauffe pas, sur laquelle on dépose une couche de phosphore. À la traversée du rayon laser bleu, cette roue phosphore transforme le bleu en vert et avec l’association de Led rouge on émet un faisceau RVB. Cette technologie fournit une durée de fonctionnement de 20 000 heures et des luminosités limitées à 3 000/5 000 lumens à cause du refroidissement de la roue phosphore.

Les nouveaux vidéoprojecteurs Casio intègrent cette technologie laser/Led. La gamme se décline en quatre séries. Les séries dites « Advanced » et « Core » concernent des projecteurs pour des applications fixes et mobiles, avec une luminosité pouvant atteindre 3 500 lumens et un contraste de 20 000:1. La série des appareils ultra courte focale offre un très faible recul, une luminosité de 3 100 lumens et un contraste de 1 800:1. Enfin, la série « Green Slim » (six modèles extra-plats) est dédiée à la mobilité. Ils affichent de 2 500 à 3 000 lumens pour un contraste de 1 800:1. L’ensemble de ces vidéoprojecteurs est mono-DLP et sans lampe.

 

Christie, cinq lancements majeurs et mises à niveau de produits

Christie a érigé une nouvelle référence avec le lancement du projecteur mono DLP à luminophores laser HS Series: il s’agit du premier projecteur mono-DLP à luminophores laser offrant une luminosité de plus de 12 000 lumens. Celui-ci intègre une technologie exclusive appelée BoldColor qui lui permet d’afficher la gamme de couleurs Rec. 709 et donc des couleurs presqu’analogues à celles proposées par technologie tri-DLP. Son niveau sonore de 39 dBA en fait le projecteur le plus silencieux de sa catégorie et, autre atout, l’utilisation de la technologie mono-DLP devrait permettre de commercialiser un projecteur plutôt abordable pour ce niveau de luminosité (c’est dommage le prix le public n’est pas encore annoncé !).

De nouveaux modèles viennent aussi enrichir la gamme Boxer initiée l’année dernière avec les 4K30. Ces nouveaux projecteurs compacts et robustes, qui, pour mémoire, intègrent la technologie NFC et six lampes redondantes, se déclinent désormais en 2K dans des versions 20 000, 25 000 et 30 000 lumens.

Deux nouveaux modèles Christie Q Series compacts et silencieux, les Christie DWU1052-Q et Christie DHD1052-Q, complètent aussi la gamme de projecteurs mono-DLP dotés d’un système d’éclairage sans pièces mobiles.

Christie ajoute aussi à ses écrans Led de nouveaux modèles : les écrans Led Apex Series dont le pas de masque est de 1,2 et 1,6 millimètre et le rapport largeur-hauteur de 16 x 9. Ces écrans, conçus pour fonctionner 24h/24 et 7j/7, sont disponibles en HD et UHD.

Enfin, le constructeur, qui a intégré la société Coolux il y a un an, propose la version version 5.9 de Pandoras Box. Avec la mise à jour, cette suite software sera plus facile à utiliser, plus rapide et encore plus efficace, notamment lorsqu’elle est employée pour créer des opérations de mapping. Un mode baptisé Kiosk simplifie désormais l’interface utilisateur pour qu’elle soit utilisable par tous.

 

Digital Projection, la projection événementielle

Cette société anglaise, basée à Manchester, cible les grands espaces d’affichage, écrans géants multi-projecteurs avec une gamme d’appareils de forte luminosité comprise entre 5 000 et 25 000 lumens.

Le modèle mono-DLP à Led en 1 080p/WUXGA se limite à 1 000 lumens, mais avec un contraste de 10 000:1 pour des projections plus intimes. Puis la gamme s’étoffe avec des luminosités plus importantes de 4 700 à 8 000 lumens, toujours en mono-DLP avec des contrastes de 2 400:1 en moyenne. Ensuite, deux modèles à source laser offrent 6 500 et 8 000 lumens en WUXGA, un contraste de 4 000 et 5 000:1 et sont dotés des fonctions Edge-Blending pour associer les bords des images de plusieurs projecteurs et une fonction Warping pour projeter sur des surfaces courbes sans déformation. Les mêmes fonctions se retrouvent sur un modèle laser de la catégorie des tri-DLP (HIGHlite Laser II 3D) avec 13 000 lumens en 1 080p/WUXGA et un contraste de 2 000:1.

Les modèles encore plus haut de gamme (Titan, Insight Quad 4K) sont tri-DLP à Led ou à laser et délivrent des luminosités importantes, de 12 000 à 25 000 lumens, compatibles 4K. Avec un adaptateur, le modèle E-vision Laser 8500, devient un modèle ultra courte focale de rapport 0,38:1 fournissant 8 500 lumens et un contraste de 4 000:1.

Avec ces vidéoprojecteurs conçus pour l’événementiel et les simulateurs, il est facile de couvrir d’immenses surfaces d’affichage, dans toutes les positions et sans déformation, grâce aux fonctions de corrections géométriques intégrées.

 

Epson, le laser inorganique et la luminosité des couleurs

Avec le quatrième stand de l’ISE en termes de surface, Epson a choisi cette année l’innovation technologique. La marque a équipé ses nouveaux projecteurs d’une technologie laser à roue phosphore inorganique. Matrice et roue sont inorganiques, ce qui permet d’avoir une luminosité constante dans le temps, sans dégagement de chaleur, même lors d’une utilisation intensive, comme en muséographie 24/24 h. Les projecteurs délivrent des luminosités allant de 6 000 lumens (modèle EVL1200) jusqu’à 25 000 lumens en laser ou tri-LCD. Ces projecteurs travaillent en mode portrait et intègrent la fonction d’edge blending pour présenter des affichages panoramiques avec plusieurs appareils.

Pour l’éducation, Epson propose l’EB-W595Wi, un projecteur ultra courte focale WXGA, délivrant 3 000 lumens, interactif jusqu’à six étudiants simultanés et compatible avec des tablettes et smartphones.

Par ailleurs, Epson offre le plus compact et le plus léger projecteur courte focale tri-LCD WUXGA (EB-L1505U) à source laser. Il affiche 12 000 lumens et le laser a une durée de vie donnée pour 20 000 heures, voire beaucoup plus. L’appareil est à optiques interchangeables et doté d’une connectivité HD BaseT et connexion wi-fi en option. 

Epson propose une large gamme d’objectifs. Parmi eux, un modèle ultra courte focale de 0,35:1 prévu pour se monter sur un appareil délivrant 3 000 lumens pour une image de 100 pouces en lumière blanche et lumière couleur. Ce dernier point n’est pas anodin, car Epson continue son combat contre la technologie mono-DLP, en mettant en avant la luminosité des couleurs.

Pour l’occasion, Epson avait invité sur son stand un expert américain de la colorimétrie (gamut) Karl Lang et rassemblé quatre projecteurs : trois mono-DLP de la concurrence, dont la luminosité sur le blanc était comprise entre 7 000 et 7 500 lumens et celle de la couleur à 1 250, 1 800 et 2 340 lumens, et un tri-LCD Epson (EB-G7900U) délivrant la même luminosité pour le blanc et la couleur, soit 7 000 lumens. Chacun d’eux projetait la même image, de même taille, sur le même écran pour comparer les deux technologies (tri-LCD et mono-DLP). Le résultat (voir visuel) était sans équivoque ! Au vu des quatre images projetées, c’est sans nul doute le tri-LCD qui reproduisait les meilleures couleurs et, au mouvement des yeux, n’était entaché d’aucun effet arc-en-ciel propre à la technologie mono-DLP. CQFD !

 

Hitachi, la vidéoprojection à Led au top !

Hitachi montrait le premier projecteur à Led au monde capable d’afficher 3 500 lumens. Hitachi s’est rapproché de Philips pour développer une boîte à lumière (lighting engine) nommée ColorSpark HLD Led. La plupart des vidéoprojecteurs à Led sont limités en luminosité. Le système Colorspark HLD Led (High-Lumen-Density) concentre la lumière émise par les Led sur une surface plus petite pour produire une image plus lumineuse et meilleure en colorimétrie. Pour fournir la lumière RVB, c’est l’apport du phosphore qui permet la trichromie à partir de deux diodes, bleue et rouge. En effet, les diodes vertes ne sont pas assez lumineuses pour être utilisées sur un vidéoprojecteur. Aussi, le système fabrique le vert en utilisant la lumière de la diode bleue qui frappe une surface recouverte de phosphore, composant dont la vertu est de transformer le bleu en vert.

Par ailleurs, la gamme de vidéoprojecteurs Hitachi se décline en six catégories qui couvrent l’ensemble des besoins actuels. Deux nouveaux modèles à lampe en XGA, un tri-LCD (CP-X2541WN) et un mono-DLP (CP-DX301) viennent compléter la gamme des appareils portables. Ils affichent une luminosité maximum de 2 700 et 3 000 lumens et un contraste de 10 000:1 et 8 000:1.

La gamme de projecteurs multi-usage s’agrandit aussi, avec pas moins cinq nouveaux modèles tri-LCD affichant une luminosité de 3 000 à 4 200 lumens en XGA ou WXGA et un contraste de 2 000:1 à 10 000:1 selon le modèle. Deux nouveaux projecteurs à lampe tri-LCD courte focale (0,6:1) et six ultra courte focale (0,3:1) sont proposés en XGA et WXGA pour l’éducation. Ils affichent une forte luminosité (environ 3 000 lumens) et un bon contraste (10 000:1).

Quant aux projecteurs d’installation, Hitachi propose quatre nouveaux appareils tri-LCD WXGA et WUXGA très lumineux (environ 6 000 lumens) pour un contraste de 5 000:1. Outre ces vidéoprojecteurs traditionnels, Hitachi innove avec son modèle à Led à 3 500 lumens (système ColorSpark HLD Led), sans lampe.

 

In Focus, vers la fin des vidéoprojecteurs ultra courte focale interactifs !

La société américaine InFocus offre une gamme très large de vidéoprojecteurs couvrant la plupart des demandes du marché de la vidéoprojection. À noter : son choix d’avoir néanmoins retiré volontairement de sa gamme tous les produits interactifs, désormais remplacés par des écrans interactifs. Selon cette société, l’avenir de l’interactivité passera par les écrans et non plus par les vidéoprojecteurs.

En revanche, sa gamme de vidéoprojecteurs reste attractive. Ses produits portables sont très compacts, notamment deux appareils à Led, l’un à 700 lumens et l’autre à 1 000 lumens. Elle complète cette gamme avec des appareils de résolutions comprises entre le XGA et le Full HD, et l’usage de sources de lumière à lampe traditionnelle. Les appareils d’entrée et de milieu de gamme sont en SVGA, XGA, WXGA et Full HD. Ils se déclinent en deux couleurs : noir ou blanc. La gamme des courtes focales est maintenue, tandis que les ultra-courtes focales disparaissent au profit des grands écrans interactifs.

Le cœur de métier du constructeur se concentre sur les vidéoprojecteurs pour salles de conférence, avec des modèles de la série Performance en mono-DLP limités à 5 000 lumens. Par ailleurs, le LiteShow 4, une fois raccordé sur la prise HDMI de n’importe quel vidéoprojecteur, est transformé en équipement connecté en wi-fi et fournit, de surcroît, un réseau pour la salle où il est installé. Un accessoire indispensable pour travailler sans fil.

 

Retour en force des vidéoprojecteurs Optoma ultra courte focale !

Dans le domaine de la vidéoprojection, Optoma est incontournable ! À l’ISE 2016, le fabricant avait réservé sur son stand un espace sur lequel il avait installé un simulateur de pilotage de voitures de course. Les images du parcours étaient fournies par trois nouveaux picoprojecteurs à Led, WXGA à 800 lumens et un contraste de 20 000:1.

Optoma propose trois nouveaux vidéoprojecteurs mono-DLP Full HD, plus lumineux (GT 5000, GT 5500 et HD 28DSE) délivrant de 3 000 à 3 500 lumens et un contraste de 23 000:1 et 25 000:1, voire 30 000:1. Les plus importantes nouveautés se situent dans la gamme des projecteurs ultra courte focale interactifs avec dix modèles en XGA, WXGA et Full HD affichant de 3 200 à 4 000 lumens et un contraste de 18 000:1 à 20 000:1.

Par ailleurs, la gamme « ProScene » concerne les appareils professionnels d’Optoma. Elle comprend des modèles à forte luminosité (de 6 000 à 12 000 lumens au contraste de 4 400:1 à 5 000:1), deux à double lampe et un modèle laser-phosphore (ZU650).

Enfin, sont proposés huit nouveaux projecteurs moyenne gamme de 3 000 à 6 000 lumens, en XGA, WXGA et Full HD et 10 000:1 à 15 000:1 de contraste. Tous ces vidéoprojecteurs utilisent la technologie mono-DLP, et leurs processeurs peuvent être commandés via un réseau local (LAN) pour un contrôle complet de l’appareil. Dans le cas d’affichage de plusieurs images, la fonction Edge-Blending de la gamme « ProScene » assure un parfait assemblage, tant au niveau des raccords que de la couleur et de la luminosité. Ainsi, cette variété d’appareils montre que chaque projecteur Optoma peut trouver sa place dans une chaîne audiovisuelle.

 

Panasonic, la vidéoprojection dans tous ses états !

Panasonic proposait une attraction ludique pour mettre en valeur ses écrans plats. Cette firme offre aussi de nouvelles perspectives d’affichage avec une gamme impressionnante de vidéoprojecteurs tri-LCD, mono et tri-DLP. Elle répond aux besoins d’applications variées. Panasonic propose quatre appareils courte focale, XGA et WXGA de 3 200 à 3 800 lumens, 17 projecteurs portables de 2 800 à 5 500 lumens en XGA et WXGA.

Par ailleurs, pour les appareils d’installation, huit nouveaux modèles LCD très lumineux sont proposés en XGA et WXGA, affichant de 4 500 à 6 200 lumens. Ils viennent compléter les modèles mono-DLP du constructeur qui affichent de 7 000 à 10 000 lumens en WUXGA, WXGA et XGA. Dans le haut de gamme, les projecteurs tri-LCD et tri-DLP permettent d’afficher de 13 000 à 20 000 lumens en WUXGA, SXGA+, WXGA et XGA selon les modèles.

Enfin, Panasonic a dans son catalogue cinq appareils à source laser phosphore tri-DLP. Trois sont en 4K (PT-RQ13K/12K/11K) et affichent 10 000 lumens et deux autres 28 000 lumens (PT-RZ31K-30K) auxquels s’ajoutent quatre autres modèles à lampes redondantes (PT-Z21K2/DS20K2/DW17K2/DZ16K2) et pouvant fonctionner en mode portrait. Notez aussi, un mono-DLP à laser phosphore pour l’éducation, délivrant 5 400 lumens et un contraste de 20 000:1 (PT-RZ570).

Il est rare de trouver une telle variété de technologies et d’appareils chez un même constructeur, même si le LCoS et la Led sont absents du catalogue. Cette diversité pourra aider ceux qui hésitent entre DLP, LCD, laser ou lampe, et qui par comparaison, pourront trouver les technologies pour reproduire la meilleure image au moindre coût de maintenance, avec la plus grande fiabilité.

 

Sony, le 4K en ultra courte focale

Sony propose des solutions pour divers secteurs : l’industrie, l’éducation, le médical, le home cinéma. À l’ISE 2016, le fabricant montrait une gamme très large d’appareils tri-LCD, technologie dont il est un défenseur acharné avec Epson.

Sur les traditionnels modèles à lampe, voire à double lampe, présents dans les catégories courte et ultra courte focale, appareils d’installation, portables, etc. Sony apporte de nouvelles fonctionnalités comme le Edge-Blending et la compatibilité Dicom destiné au médical pour l’affichage des documents X-Ray, conforme au GSDF (Grayscale Standard Display Function) et une interface HD-Base-T pour la transmission audio-vidéo sur paires torsadées.

Mais ce sont les projecteurs laser phosphore qui étaient mis en valeur à l’ISE 2016, notamment pour leurs 20 000 heures de fonctionnement, et l’association de la technologie 3 LCD Bright-Era de Sony qui procure un bon contraste et une forte luminosité, jusqu’à 7 000 lumens (Sony VPL FHZ700L), aussi bien sur le blanc que sur les couleurs. Un must !

Par ailleurs, pour les professionnels, Sony présentait des projecteurs 4K pour la simulation et la visualisation, notamment un appareil (Sony VPL-GTZ1) ultra courte focale (0,46:1) à source laser et panneaux 4K de type SXRD (technologie LCoS de Sony) dédié aux applications muséographiques, éducatives pour constituer, par exemple, des murs d’images, avec une luminosité de 2 000 lumens (blanc et couleurs). En montant en gamme, dans la catégorie 4K SXRD, la source de lumière est fournie par plusieurs lampes HMP pour accroître la durée de fonctionnement de l’appareil. Néanmoins, le haut de gamme regroupe des projecteurs 4K SXRD à technologie laser diode, dont un, le Sony VPL-GTZ270, qui respecte l’espace colorimétrique BT2020, avec une forte dynamique, et compatible avec le futur HDR.

 

Vivitek, l’embarras du choix !

Vivitek, membre du groupe Delta, apporte des solutions d’affichage répondant aux demandes des secteurs de la bureautique, de l’éducation et du home cinéma. Récompensée par un Oscar pour ses recherches sur la reproduction des couleurs en mono-DLP, la firme Vivitek offre une vaste gamme de vidéoprojecteurs qui se décline en plusieurs catégories. Les modèles de la série Qumi à Led sont des appareils très compacts, légers (475 g à 1,4 kg), voire de poche, mono-DLP délivrant de 500 à 1 000 lumens, selon le modèle, et offrant une résolution WXGA (1 280 x 800) en natif, pouvant grimper au UXGA (1 600 x 1 200). La source lumineuse à Led garantit 30 000 heures de fonctionnement. Ils affichent un contraste de 30 000:1 et sont compatibles wi-fi en natif ou via un dongle, selon le modèle. De plus, le Qumi Q4 Lite fonctionne sans PC.

Dans la gamme des portables pour petites entreprises, trois nouveaux modèles mono-DLP lumineux (3 000/3 200 lumens) sont proposés (DS234, 255 et 563ST) en SVGA (800 x 600) et XGA (1 024 x 768) en natif et supportant le Full HD et le WUXGA (1 600 x 1 200). Ils affichent un contraste de 10 000:1 et 15 000:1. La durée de vie de la lampe est donnée pour 10 000 heures.

La gamme multimédia pour salles de conférences, comprenant douze modèles, se renforce de cinq nouveaux projecteurs (DX831/832/833/3331/3341) mono-DLP affichant de 4 500 à 5 200 lumens en XGA, WXGA et Full HD en natif, mais supportant le WUXGA, et offrant un contraste de 10 000:1 et 15 000:1.

Pour l’éducation, Vivitek propose deux nouveaux projecteurs ultra courte focale interactifs mono-DLP (D756/759USTi) délivrant 3 500 lumens, en WXGA et Full HD en natif, compatibles WUXGA et offrant un contraste de 10 000:1 et un ratio de 0,35:1 et 0,33:1, soit une image de 1 mètre à 33 cm. Vivitek propose des outils d’interactivité en option, comme le module DT02 Laser Finger Touch, le nouveau NovoPro pour les présentations sans fil en wi-fi à partir de tablettes ou smartphones, compatibles iOS et Androïd. Un nouveau modèle dédié au home cinéma, le H1060, Full HD à 2 700 lumens et un contraste de 15 000:1, complète une gamme de deux autres modèles à 2 000 lumens, mais au contraste de 50 000:1 !

Enfin, Vivitek propose des projecteurs professionnels à forte luminosité de 6 000 à 11 000 lumens, double lampe et surtout deux nouveaux appareils laser-phosphore (DU7090 et DU 8090) affichant respectivement 6 000 et 8 000 lumens, en WUXGA et contraste de 15 000:1 et 10 000:1. Vivitek garantit ses équipements cinq ans. Bref, il ne reste qu’à choisir le modèle le mieux adapté à son application.

 

* Extrait de notre compte rendu de l’ISE 2016 paru en intégralité, pour la première fois, dans Sonovision #3, pp 38-47.

Cet article a été publié en quatre parties sur notre site web : Les technologies d’affichage (1), Transport, distribution et conversion des images (2), Les outils collaboratifs (3) et la vidéoprojection (4). Abonnez-vous à Sonovision pour recevoir, dès leur sortie, nos articles dans leur totalité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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